Les niveaux d’alarme Daitem permettent d’adapter la réaction du système à chaque détecteur. Un événement ne doit donc pas nécessairement provoquer immédiatement une sirène d’intrusion. Selon la configuration, le système peut générer un avertissement, une dissuasion, une préalarme ou une intrusion.
Cette gradation permet de construire une protection progressive. Un détecteur extérieur peut, par exemple, avertir une personne avant qu’elle atteigne le bâtiment. En revanche, une détection à l’intérieur d’un local protégé peut nécessiter une réaction beaucoup plus forte.
Cependant, ces niveaux ne doivent pas être modifiés au hasard. Ils interagissent avec les détecteurs, les sirènes, les groupes de protection et les moyens de transmission.
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Les 4 niveaux d’alarme Daitem :
- Avertissement : première réaction du système.
- Dissuasion : réaction destinée à faire renoncer avant l’intrusion.
- Préalarme : réaction renforcée avant le niveau intrusion.
- Intrusion : niveau d’alarme destiné à une intrusion caractérisée.
La réaction exacte dépend des produits installés et du paramétrage réalisé sur le système.
Pourquoi existe-t-il plusieurs niveaux d’alarme Daitem ?
Une alarme efficace ne consiste pas seulement à déclencher une sirène lorsqu’un détecteur réagit. Le contexte de la détection compte également.
Une personne qui pénètre dans une zone extérieure ne représente pas encore la même situation qu’une personne détectée dans une pièce protégée. Daitem permet donc d’associer différents niveaux de réaction aux détecteurs.
Cette architecture rend possible une dissuasion progressive. Le système peut commencer par une réaction modérée, puis augmenter son niveau si l’événement devient plus sérieux.
Les documents techniques Daitem distinguent quatre niveaux : avertissement, dissuasion, préalarme et intrusion.
1. Le niveau avertissement
L’avertissement constitue le premier niveau de réaction. Son objectif est d’indiquer qu’une situation a été détectée sans nécessairement provoquer immédiatement une alarme générale.
Ce niveau peut être intéressant lorsqu’une détection doit produire une première réaction graduée. Selon les équipements présents, cette réaction peut notamment participer à une signalisation sonore ou vocale.
Le principe consiste à intervenir tôt. La personne détectée comprend ainsi que le site dispose d’une protection active.
Cependant, l’avertissement n’est pas adapté à toutes les zones. Un accès particulièrement sensible peut nécessiter une réaction supérieure.
2. Le niveau dissuasion
La dissuasion Daitem vise à provoquer une réaction plus perceptible. L’objectif est de faire renoncer avant que l’intrusion ne progresse.
Cette fonction prend tout son sens avec une protection extérieure. Un détecteur peut identifier une présence autour d’un bâtiment avant que la personne atteigne une porte ou une fenêtre.
Selon la configuration et les équipements installés, la dissuasion peut exploiter des signalisations sonores, lumineuses ou vocales.
Les sirènes Daitem disposant de fonctions vocales peuvent participer à cette stratégie. Le système peut ainsi être configuré pour adapter son message au niveau de réaction prévu.
3. Le niveau préalarme
La préalarme Daitem correspond à une étape supérieure. Le système considère alors que l’événement justifie une réaction renforcée.
Les documents Daitem montrent, selon les configurations présentées, des exemples où la préalarme provoque une réaction sonore plus longue ou associe signal sonore et flash.
Il faut néanmoins distinguer le principe du niveau d’alarme de la réaction exacte d’une installation. La durée, les sirènes concernées et les autres actions dépendent du matériel et de la programmation.
C’est un point important : deux installations Daitem peuvent utiliser le même niveau de préalarme sans avoir exactement le même comportement.
4. Le niveau intrusion
Le niveau intrusion correspond à la réaction la plus forte parmi ces quatre niveaux.
Il est généralement associé aux zones où la présence détectée correspond à une intrusion dans l’espace protégé. Selon la configuration, la centrale peut alors commander les moyens de dissuasion et transmettre l’événement.
La transmission peut concerner différents destinataires selon l’installation : application, correspondants ou centre de télésurveillance.
Cependant, une sirène qui fonctionne ne prouve pas à elle seule que la transmission à distance fonctionne également. Les deux fonctions doivent être testées séparément.
Exemple de dissuasion progressive
Prenons l’exemple d’une maison équipée d’une protection extérieure et intérieure.
| Situation | Réaction envisageable |
|---|---|
| Présence détectée en périphérie | Avertissement |
| Progression dans une zone extérieure sensible | Dissuasion |
| Détection proche d’un accès protégé | Préalarme selon la configuration |
| Détection dans une zone intérieure protégée | Intrusion |
Ce tableau illustre un principe de configuration. Il ne constitue pas une programmation universelle. L’étude doit tenir compte du bâtiment, des accès, des habitudes des occupants et des équipements réellement installés.
Niveau d’alarme et détecteur ne sont pas la même chose
Il faut distinguer deux notions. Le détecteur identifie un événement. Le niveau d’alarme détermine ensuite la réaction prévue pour cet événement.
Ainsi, deux détecteurs de même technologie peuvent provoquer des réactions différentes.
Un détecteur extérieur installé à proximité d’une limite de propriété peut servir à une première dissuasion. Un autre détecteur protégeant une zone beaucoup plus sensible peut nécessiter une réaction différente.
C’est précisément cette possibilité qui permet de construire une protection sur mesure.
Les niveaux d’alarme interagissent avec les sirènes
Les sirènes ne sont pas uniquement des appareils produisant un son puissant. Certaines sirènes Daitem peuvent aussi diffuser des informations vocales.
La documentation Daitem prévoit des alertes vocales adaptées à différents messages, notamment pour l’avertissement, la dissuasion ou l’alerte.
Par conséquent, le choix du niveau d’alarme influence potentiellement plusieurs réactions du système.
Modifier uniquement le niveau d’un détecteur sans vérifier les sirènes peut donc entraîner un comportement différent de celui attendu.
Les niveaux interagissent aussi avec les groupes
Un autre élément doit être pris en compte : les groupes de protection Daitem.
Les groupes permettent d’organiser les différentes zones du bâtiment. Par exemple, une installation peut distinguer la partie habitation, le garage, une dépendance ou certaines protections extérieures.
Un détecteur possède donc plusieurs caractéristiques importantes : son emplacement, son groupe, son niveau d’alarme et son mode de déclenchement.
Modifier un seul de ces paramètres sans contrôler les autres peut créer une incohérence.
Nous consacrerons un dossier technique complet au fonctionnement des groupes Daitem.
Attention à la temporisation
Le niveau d’alarme ne doit pas être confondu avec la temporisation.
Une temporisation définit le moment auquel une réaction intervient. Le niveau d’alarme définit plutôt le type de réaction associé à l’événement.
Ainsi, un détecteur peut être associé à un niveau d’intrusion tout en utilisant une temporisation adaptée à un accès d’entrée.
Cette différence explique pourquoi une alarme peut réagir quelques secondes après l’ouverture d’une porte sans présenter de panne.
Un prochain dossier détaillera les déclenchements immédiats, temporisés et combinés.
Pourquoi ne pas modifier soi-même les niveaux ?
Changer un niveau peut sembler simple. Pourtant, cette modification peut influencer plusieurs réactions.
Il faut notamment vérifier :
- le détecteur concerné ;
- son groupe de protection ;
- le mode de marche utilisé ;
- les sirènes associées ;
- les réactions vocales éventuelles ;
- la transmission de l’événement ;
- la télésurveillance lorsqu’elle est présente ;
- les essais après modification.
Une modification peut donc supprimer une réaction gênante tout en diminuant involontairement la protection.
C’est pourquoi le mode installation et les paramètres techniques doivent rester réservés aux interventions maîtrisées. Après une modification, le technicien doit tester le scénario complet.
Comment APS44 contrôle une réaction Daitem ?
Lorsque le comportement d’une alarme semble inhabituel, nous ne modifions pas immédiatement le niveau concerné.
Nous commençons par identifier la référence du produit et l’événement enregistré. Ensuite, nous contrôlons son groupe, son niveau de réaction et son fonctionnement dans les différents modes de protection.
Enfin, nous testons les conséquences de la configuration sur les sirènes et la transmission.
Cette méthode permet d’éviter qu’une correction locale crée un défaut ailleurs dans le système.
Consultez également notre article sur la maintenance d’une alarme Daitem.
Si votre installation présente des déclenchements difficiles à expliquer, consultez aussi notre dossier sur les fausses alarmes Daitem.
Une configuration différente selon le bâtiment
Une maison, un commerce et une entreprise ne présentent pas les mêmes risques.
Dans une villa à La Baule, la stratégie peut privilégier la détection extérieure avant l’approche des baies vitrées. À Guérande, une résidence secondaire peut nécessiter une protection différente lorsqu’elle reste inoccupée.
À Saint-Nazaire, un commerce peut demander une réaction forte sur certains accès après la fermeture. À Nantes, des bureaux peuvent utiliser plusieurs groupes afin de conserver une partie du bâtiment accessible.
À Pornic, la protection d’une maison avec dépendance peut également nécessiter plusieurs niveaux de réaction.
Le paramétrage doit donc correspondre au site réel plutôt qu’à un réglage identique pour toutes les installations.
Intervention Daitem de Muzillac à Nantes
Alarme Presqu’Île Sécurité intervient sur les systèmes Daitem de Muzillac à Nantes et sur l’axe Redon à Pornic.
Nous intervenons notamment à Muzillac, La Roche-Bernard, Redon, Herbignac, Guérande, La Baule, Saint-Nazaire, Pontchâteau, Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Couëron, Saint-Herblain et Nantes.
Une intervention peut concerner une installation APS44 ou un système Daitem existant installé auparavant par une autre entreprise.
FAQ sur les niveaux d’alarme Daitem
Quels sont les quatre niveaux d’alarme Daitem ?
Les documents techniques Daitem distinguent l’avertissement, la dissuasion, la préalarme et l’intrusion. Ils permettent d’adapter la réaction du système au détecteur et à la situation.
Une détection extérieure doit-elle déclencher immédiatement la sirène ?
Pas nécessairement. L’un des intérêts des différents niveaux consiste justement à permettre une réaction progressive. Le choix dépend cependant du site et de son étude de sécurité.
Quelle différence entre préalarme et intrusion ?
La préalarme correspond à un niveau intermédiaire de réaction. L’intrusion correspond à un niveau supérieur. Les actions exactes dépendent de la configuration et des équipements installés.
Peut-on modifier un niveau sans changer le détecteur ?
Selon le système et le produit, le niveau fait partie du paramétrage. Cependant, une modification doit être suivie d’essais afin de contrôler toutes les réactions associées.
Pourquoi ma sirène ne réagit-elle pas de la même façon avec deux détecteurs ?
Les détecteurs peuvent être affectés à des niveaux, groupes ou modes de déclenchement différents. Une réaction différente n’indique donc pas nécessairement une panne.
Le niveau d’alarme change-t-il la transmission ?
Il peut faire partie d’un scénario ayant des conséquences sur les réactions et transmissions. La configuration complète doit être contrôlée pour connaître le comportement exact d’une installation.
Faire contrôler le paramétrage de votre alarme Daitem
Votre système ne réagit pas comme prévu ? Évitez de modifier plusieurs paramètres successivement. Notez le détecteur concerné, le mode de marche et la réaction observée.
APS44 peut ensuite contrôler la configuration et vérifier que chaque niveau produit la réaction attendue sans réduire la protection du bâtiment.
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